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Le Nasdaq recule de 2,6 % et le S&P 500 de 1,2 % sur fond de doutes autour de l’IA

Le Nasdaq Composite a clôturé jeudi en baisse de 2,60 % et le S&P 500 a perdu 1,21 %, après une série de résultats liés à l’IA qui a fait chuter l’indice des semi-conducteurs de Philadelphie de 6,7 %. Le Dow a terminé quasiment stable, en hausse de 11,89 points.

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Lumières rouges, vertes et bleues floues en mouvement d’un mur d’affichage boursier électronique la nuit, avec un graphique linéaire lumineux au centre.
Illustration générée par IA.

Meta Platforms a publié des bénéfices supérieurs aux attentes des analystes, et son action a pourtant terminé en baisse de 7,0 %. La pression est venue du tableau des flux de trésorerie : la maison mère de Facebook a enregistré sa première sortie nette de trésorerie depuis plus d’une décennie, conséquence de ses dépenses dans l’intelligence artificielle, et a indiqué qu’elle émettrait des actions sans droit de vote par le biais d’une division à raison de deux pour une afin de financer davantage ces dépenses.

Ce schéma, des résultats solides associés à des investissements très lourds, a marqué la séance de jeudi aux États-Unis. Les ventes se sont concentrées sur la partie du marché qui a mené la progression cette année, plutôt que de se répartir uniformément entre les secteurs.

Chiffres clés

  • 2,60 % le recul du Nasdaq Composite jeudi, soit 694,00 points, à 26 008,86
  • 1,21 % le recul du S&P 500, soit 93,74 points, à 7 663,43
  • 6,7 % la baisse du Philadelphia SE Semiconductor Index, son plus fort recul en pourcentage sur une journée depuis le 23 juin
  • 0,02 % la hausse du Dow Jones Industrial Average, soit 11,89 points, à 52 867,98

Les fabricants de puces ont porté la baisse

Les semi-conducteurs ont causé l’essentiel des dégâts. Intel, AMD, Sandisk et Marvell ont chacun cédé plus de 8 %, selon l’article publié par Free Malaysia Today.

L’ampleur du mouvement se lit plus facilement au regard du point de départ du secteur. L’indice des semi-conducteurs, communément appelé SOX, se situe désormais plus de 26 % sous le record de clôture établi le 22 juin, mais il reste en hausse de 51,5 % depuis le début de l’année. Le S&P 500 progresse de 11,9 % sur la même période.

Tesla a reculé de 3,1 %, alors même que le constructeur automobile a annoncé un flux de trésorerie disponible positif inattendu pour le trimestre et réduit ses projets de dépenses d’investissement pour 2026.

« Les investisseurs commencent à se rendre compte qu’il y a des failles dans le récit de l’IA », a déclaré Paul Nolte, conseiller en patrimoine senior et stratège de marché chez Murphy & Sylvest à Elmhurst, dans l’Illinois. Il a décrit la technologie comme la seule partie du marché soumise à une réelle tension, après avoir mené la hausse jusqu’aux environs de juin.

En clair : le S&P 500 et le Nasdaq pondèrent leurs composantes selon leur capitalisation boursière, de sorte que les plus grandes entreprises font le plus bouger l’indice. Les valeurs technologiques et des puces figurent désormais parmi les plus importantes. Lorsque ce groupe recule ensemble, un indice phare peut clôturer en nette baisse, même un jour où à peu près autant d’actions ont progressé que reculé.

De nombreuses actions hors technologie ont progressé

La largeur du marché raconte l’autre moitié de l’histoire. Au New York Stock Exchange, les titres en hausse ont légèrement dépassé ceux en baisse, dans un rapport de 1,01 pour 1, tandis que sur le Nasdaq, 2 766 actions ont reculé contre 2 022 en progression. Le volume sur les places américaines a atteint 18,79 milliards d’actions, au-dessus de la moyenne de 17,19 milliards par séance complète des 20 jours de trading précédents.

Plusieurs réactions aux résultats sont allées dans l’autre sens. Procter & Gamble a progressé de 5,6 % après avoir dépassé les estimations, tout en avertissant que la hausse des coûts rognerait davantage ses bénéfices. Lockheed Martin a gagné 7,0 % après avoir relevé ses prévisions annuelles de chiffre d’affaires et de bénéfice. Spotify a bondi de 11,1 % après avoir annoncé un bénéfice au quatrième trimestre supérieur aux estimations de Wall Street, en mettant en avant des fonctionnalités dopées à l’IA pour attirer des utilisateurs. Union Pacific a avancé de 3,6 % grâce à des résultats trimestriels supérieurs aux attentes, soutenus par sa politique tarifaire de base, même si la compagnie ferroviaire a signalé une hausse des coûts du carburant.

À l’échelle de l’indice, 111 entreprises du S&P 500 avaient publié leurs résultats du troisième trimestre, et 83 % d’entre elles ont dépassé les estimations des analystes, selon les données de LSEG citées dans l’article.

Le pétrole et les données sur l’emploi en toile de fond

Les forces houthies, que l’article décrit comme soutenues par l’Iran, ont lancé de nouvelles attaques contre des cibles saoudiennes, et les cours du brut ont atteint un plus haut de cinq mois. L’inquiétude décrite dans les articles est qu’un conflit prolongé au Moyen-Orient maintienne l’inflation à un niveau élevé et complique les décisions de la Réserve fédérale américaine en matière de taux d’intérêt.

Les chiffres du département du Travail ont par ailleurs montré que les nouvelles demandes d’allocations chômage restaient proches de leurs plus bas depuis plusieurs décennies. Je lis les résumés de séance comme cohérents sur ce point : les données sur l’emploi étaient stables, et le mouvement de la journée est venu des résultats et du secteur des puces, non du calendrier économique.

Sources 2

  1. 1Free Malaysia Todayfreemalaysiatoday.com
  2. 2The Business Timesbusinesstimes.com.sg