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Les Gardiens de la révolution iraniens affirment que quatre pétroliers ont pris feu dans le détroit d’Ormuz

La marine des Gardiens de la révolution iraniens dit que quatre pétroliers ont pris feu et explosé dans le détroit d’Ormuz, l’un chargé de plus de 2 millions de barils de brut. Reuters n’a pu le vérifier. L’UKMTO a signalé à part un pétrolier touché par un projectile, équipage sain et sauf.

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Un pétrolier navigue sur une mer bleue et calme, devant une rangée d’éoliennes en mer et une plateforme lointaine, sous un ciel nuageux.
Photo d’illustration. ImagePerson, CC BY 4.0, via Wikimedia Commons · Licence Redimensionnée.

Les déclarations sont arrivées par étapes, et non en une seule fois. La marine des Gardiens de la révolution iraniens a d’abord évoqué un pétrolier transportant 2 millions de barils de brut qui avait heurté une mine marine, puis a indiqué qu’un quatrième navire, transportant plus de 2 millions de barils, avait lui aussi heurté une mine, explosé et était en feu. L’ensemble de ces informations a été relayé vendredi par les médias d’État iraniens, et gCaptain, citant Reuters, rapporte que Reuters n’a pu en confirmer aucune de manière indépendante.

Les Gardiens ont déclaré que les navires empruntaient des routes qu’ils ont qualifiées de non autorisées. Aucun des deux rapports ne mentionne de bilan humain, ni de variation du prix du brut.

Chiffres clés

  • 4 pétroliers qui, selon la marine des Gardiens de la révolution iraniens, ont pris feu et explosé dans le détroit, d’après les médias d’État iraniens vendredi
  • Plus de 2 millions de barils de brut à bord du quatrième navire, qui selon les Gardiens a heurté une mine ; une déclaration antérieure des Gardiens faisait état de 2 millions de barils à bord du premier
  • 40 milles nautiques (74 km) au sud de l’île iranienne de Lavan, la position donnée par l’UKMTO pour un navire signalé touché à bâbord
  • Environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole transite par le détroit d’Ormuz

Deux versions, sans lien établi entre elles

L’agence United Kingdom Maritime Trade Operations, l’organisme géré par la Royal Navy qui recueille les signalements d’incidents maritimes dans la région, a indiqué qu’une source vérifiée avait décrit un pétrolier transportant du brut frappé par un projectile inconnu alors qu’il achevait sa traversée du détroit en sortie. Dans un avis antérieur, l’UKMTO situait un navire touché à bâbord à environ 40 milles nautiques au sud de l’île de Lavan, dans le Golfe, au large de la côte sud de l’Iran, avec un incendie à bord. L’équipage a été signalé sain et sauf et aucun dommage environnemental n’a été signalé.

Les rapports ne permettaient pas d’établir si ces navires faisaient partie des quatre cités par les Gardiens.

La même journée a apporté une deuxième série d’affirmations contradictoires. Les médias d’État iraniens ont affirmé que les forces avaient abattu et saisi un drone américain MQM-170 au-dessus de l’île de Qeshm, et qu’un navire américain sans équipage avait été détruit dans la partie orientale du détroit. Le Commandement central américain a rejeté la seconde affirmation sur X, déclarant que tous les navires de surface sans équipage américains au Moyen-Orient étaient recensés, y compris les drones maritimes patrouillant dans le détroit. Reuters n’a pas pu vérifier les informations iraniennes, et aucun commentaire américain immédiat n’a été fait sur le drone.

Pourquoi un incendie dans cette voie maritime atteint le marché pétrolier

Ormuz est la voie de sortie d’une grande partie du brut du Golfe, et les rapports décrivent une pression sur ce passage qui dure depuis les frappes américano-israéliennes contre l’Iran fin février. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a déclaré le 18 octobre que l’offre de Téhéran aux États-Unis de rouvrir le détroit dans un délai de sept jours tenait toujours, a rapporté gCaptain.

En termes simples : un point d’étranglement est un passage maritime étroit que les pétroliers chargés peuvent difficilement éviter. Lorsque les armateurs et les assureurs jugent ce passage dangereux, les traversées sont retardées, la couverture contre les risques de guerre coûte plus cher et moins de barils parviennent aux acheteurs dans les délais. C’est cet enchaînement, d’une seule coque en feu jusqu’au volume de brut réellement acheminé, qui explique pourquoi les incidents maritimes dans cette zone sont lus comme des nouvelles sur l’offre plutôt que comme des nouvelles maritimes.

Sources 2

  1. 1gCaptaingcaptain.com
  2. 2The Arab Weeklynews.google.com